
La dette publique augmente. Les taux aussi. Et pourtant, les attentes environnementales, elles, ne diminuent pas. Le dernier rapport EcoCharts – Finances publiques de BNP Paribas acte un basculement silencieux : la contrainte budgétaire devient structurelle dans la majorité des grandes économies à l’horizon 2030. Ce constat dépasse la macroéconomie. Il redéfinit, très concrètement, la manière dont les projets publics et para-publics devront être conçus, arbitrés et justifiés.
Ce que dit le rapport (au-delà des graphiques)
Trois enseignements ressortent nettement :
- Les taux d’intérêt élevés neutralisent les stratégies de réduction du déficit. Même en période de croissance, la charge d’intérêts absorbe une part croissante des marges budgétaires.
- Les dépenses structurelles sont rigides. Santé, vieillissement, défense, transition : les États ne disposent plus de leviers rapides sans arbitrages politiques lourds.
- La stabilisation de la dette n’est plus automatique. Elle suppose des soldes primaires positifs durables, rarement atteints sans transformation profonde des modes d’action publique.
Autrement dit : l’argent public devient rare, cher et fortement scruté.
Le déplacement du problème : du financement vers la décision
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement combien investir, mais où, pourquoi et avec quelles preuves.
Les politiques environnementales et d’aménagement entrent dans une nouvelle phase :
- moins fondée sur l’affichage,
- plus exposée à l’évaluation ex ante,
- et soumise à une exigence accrue de traçabilité et de résultats.
Ce déplacement est majeur : la valeur ne se situe plus dans la promesse, mais dans la démonstration.
Le rôle d’ARKORIS dans ce nouveau cadre
C’est précisément à cet endroit que se positionne le groupe ARKORIS.
- ARKEMEP apporte l’ingénierie technique nécessaire pour objectiver les choix énergétiques et environnementaux.
- ARKENOR structure l’aide à la décision : AMO environnementale, expertises écologiques, production de preuves, hiérarchisation des options.
- IRICE intervient en tiers indépendant, lorsque la crédibilité, l’opposabilité et la clarté des rôles deviennent déterminantes.
Ensemble, ces briques répondent à une même exigence :
transformer une contrainte budgétaire forte en décision rationnelle, justifiable et défendable.
Pourquoi cela devient stratégique pour les maîtres d’ouvrage
Quand la dette publique progresse et que les taux restent élevés :
- chaque investissement est comparé,
- chaque dépense est questionnée,
- chaque choix doit pouvoir être expliqué, documenté, évalué.
Dans ce contexte, l’expertise environnementale change de statut. Elle n’est plus un supplément d’âme. Elle devient un outil de sécurisation économique et politique.
Conclusion
Le rapport de BNP Paribas ne parle pas d’ARKORIS. Mais il décrit exactement le monde dans lequel ARKORIS intervient.
Un monde où :
- la dépense publique doit être sélective,
- l’écologie doit être démontrée,
- et la décision doit résister au temps, aux audits et aux arbitrages.
La question n’est plus “faut-il agir ?” La question est désormais : sur quelles bases solides peut-on décider d’agir ?
